Amélioration de la connaissance et surveillance des déchets dans le Parc

L’étude des macro-déchets réalisée en 2018-2019 a montré que le littoral du Parc est plus ou moins impacté selon les secteurs en lien avec la forme de la côte et les courants marins. Les macro-déchets (visibles à l’œil nu) se concentrent en particulier dans les baies ou estuaires : sur les rives Nord et à l’embouchure, au niveau des pouliers.  


Les trois principales sources de macro-déchets identifiées sont la pêche (22 %), les activités de loisirs (10 %) et la chasse (6  %).


89% des macro-déchets ramassés sont des petits morceaux de plastiques et polystyrènes divers, des filets et cordages de pêche ou de conchyliculture ; des bouchons et des bouteilles ; des emballages alimentaires ; des coton tiges ; des cartouches et bourres de chasse.

Déchets et laisse de mer sur une plage près du Mont Saint Frieux.

Déchets et laisse de mer sur une plage près du Mont Saint Frieux.

Marie-Dominique Monbrun / Office français de la biodiversité

Déchets et laisse de mer sur une plage près du Mont Saint Frieux.

Marie-Dominique Monbrun / Office français de la biodiversité

La problématique des déchets marins est un des enjeux majeurs pour la qualité des eaux du Parc. La présence de déchets - qu’ils soient visibles à l’œil nu (on les appelle macro-déchets) ou sous forme de particules invisibles (on les appelle micro-déchets)- se doit d’être limitée afin de minimiser les impacts pour la vie aquatique et les écosystèmes marins et de garantir une bonne pratique des usages. Dans ce cadre, le Parc va progressivement compléter les actions existantes sur son littoral.

 

Macro-déchets

Sur la base de l’état des lieux lancé en 2018, il s’agit de poursuivre le déploiement du suivi des macro-déchets échoués sur les plages. Deux sites supplémentaires dans la baie d’Authie et dans la baie de Somme seront suivis en plus de ceux de la plage des boucanniers à Wimereux et de la plage du Mont Saint Frieux à Dannes.

 

Prélèvement de sédiments à l’embouchure de l’estuaire de la Somme, par les agents de terrain du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale. Les résultats alimenteront la campagne « Émergents Nationaux » pilotée par l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS).

Prélèvement de sédiments à l’embouchure de l’estuaire de la Somme, par les agents de terrain du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale. Les résultats alimenteront la campagne « Émergents Nationaux » pilotée par l’Institut national d

Grégory Engelbrecht / Office français de la biodiversité

Prélèvement de sédiments à l’embouchure de l’estuaire de la Somme, par les agents de terrain du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale. Les résultats alimenteront la campagne « Émergents Nationaux » pilotée par l’Institut national d

Grégory Engelbrecht / Office français de la biodiversité

Micro-déchets

Il s’agira d’initier des suivis des particules de plastiques présentes dans le sable. Ce travail se fera en lien avec le CEDRE Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE).

Ces suivis contribuent également à la mise en œuvre des indicateurs sur les déchets dans le périmètre du Parc. Ils permettront de répondre à la finalité de gestion du Parc qui vise à atteindre un bon « état de santé » des eaux du Parc naturel marin notamment en réduisant la présence des déchets dans le milieu marin.